L'agriculture biologique représente aujourd'hui l'un des marchés agroalimentaires les plus dynamiques au monde. Pour l'Afrique, il s'agit d'une opportunité stratégique de créer des emplois, d'augmenter les revenus des producteurs, de protéger les ressources naturelles et de renforcer ses exportations.
Selon le Research Institute of Organic Agriculture (FiBL) et IFOAM – Organics International, le marché mondial des aliments et boissons biologiques a atteint 145 milliards d'euros en 2024 (environ 170 milliards de dollars américains), confirmant une croissance continue de la demande mondiale. Les principaux marchés sont les États-Unis, l'Allemagne, la Chine, la France et le Canada.
L'Afrique dispose d'atouts exceptionnels pour répondre à cette demande. De nombreuses exploitations utilisent déjà peu d'intrants chimiques, ce qui facilite la transition vers une production biologique certifiée.
En outre, les exportations africaines de produits biologiques vers l'Union européenne et les États-Unis ont dépassé 687 000 tonnes en 2024, soit une progression de plus de 135 % entre 2018 et 2024, une croissance nettement supérieure à la moyenne mondiale.
Pour tirer pleinement profit de ce marché, les États africains doivent investir dans :
- la certification biologique internationale ;
- la formation des producteurs aux normes d'exportation ;
- la traçabilité des produits ;
- les infrastructures de transformation et de conservation ;
- la création de coopératives agricoles performantes ;
- la promotion de la marque « Bio d'Afrique » sur les marchés internationaux.